L’étude transfrontalière comparée des formes et des résultats de la mise en œuvre du tourisme durable par l’intercommunalité dans les Pyrénées occidentales montre les difficultés du modèle à s’imposer ; pire, il est souvent l’alibi justifiant une multitude de politiques touristiques éclatées, qui, par défaut de prospective et de cohérence territoriale, rendent difficile son application. Une recherche a été menée sur ce thème de 2004 à 2006 à l’Université de Pau et des Pays de l’Adour en collaboration avec l’Université de Saragosse. Elle est parvenue à trois conclusions dont on présente ici l’essentiel : 1. l’intégration du tourisme dans le champ du développement durable a été tardive et hésitante, d’où un retard important dans son application ; 2. en France plus qu’en Espagne, le « millefeuille » des intercommunalités et l’absence de transfert du tourisme en bloc de compétences ont produit un éclatement de l’ancrage territorial de l’aménagement et de sa gestion, occultant la prise en compte du long terme dans les projets ; 3. la prégnance toujours sensible des grandes opérations d’immobilier de loisirs bouleverse les équilibres résidentiels et fonciers traditionnels et témoigne d’un effort de planification insuffisant.
Sylvie Clarimont et Vincent Vlès, « Le tourisme pyrénéen face au développement durable : une intégration partielle et hésitante », Revue de géographie alpine [En ligne], 97-3 | 2009, mis en ligne le 09 décembre 2009, Consulté le 21 janvier 2010.
Lien vers l'étude complète : http://rga.revues.org/index967.html
