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Le transport, ogre climatique des stations de ski

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D’après un récent bilan carbone, c’est le transport des personnes qui représente le plus gros poste démissions de CO2 dans les stations de ski, avec 57%. La pratique du ski, en revanche, ne représente que 2% des émissions.

En partenariat avec l'Ademe et Mountain Riders, l'Association Nationale des Maires des Stations de Montagne (ANMSM) / Ski France vient de révéler ce constat sur l’impact du ski sur le climat.

Dix stations de montagne françaises, représentatives du tourisme en montagne, ont réalisé un bilan carbone de leurs activités. Il s'agit notamment des stations des Alpes de Morzine-Avoriaz, des 2 Alpes ou des Orres et, dans les Pyrénées, de Saint-Lary Soulan.

Il ressort de ces évaluations que les principales émissions de gaz à effet de serre en montagne proviennent du transport des skieurs (57%), devant les usages énergétiques des bâtiments (27%), dont 16% provenant des activités tertiaires, notamment les bâtiments liés au tourisme comme les hébergements, les commerces, et la restauration.

44% des émissions de CO2 liées au déplacement sont produites par les touristes étrangers, 37% par les résidents et 19% par les visiteurs français. La voiture émet plus de la moitié (54%) des gaz à effet de serre, loin devant l'avion (35%), le bus (10%) ou le train (1%).

Emissions de carbone : diagnostiquer pour soigner

Les activités directement liées à la pratique du ski, à l'image des remontées mécaniques, des dameuses, de la neige de culture, ne produisent que 2% des émissions. L'entretien des pistes (53%) cause en premier cette pollution, devant la production de la neige (25%) et le fonctionnement des remontées mécaniques (17%).

Les constats tirés de ces bilans vont permettre aux stations d'améliorer leur offre pour protéger l'environnement notamment en développant l'offre de transports collectifs. Une nouvelle réflexion va également porter sur l'amélioration des performances énergétiques des logements.

Ces premiers bilans carbone s'inscrivent dans le cadre de la Charte nationale en faveur du développement durable de l'ANMSM, lancée en 2007 et qui réunit à ce jour 52 stations signataires, soit plus de la moitié des stations Ski France.

(Source : http://www.futura-sciences.com/fr/news/t/developpement-durable-1/d/le-transport-ogre-climatique-des-stations-de-ski_22233/#connexe)

Climat : un observatoire pour les Pyrénées

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Région. Présidé par J-Louis Etienne.

C'est hier que l'explorateur Jean-Louis Étienne est venu lancer aux côtés de Martin Malvy, président de Région Midi-Pyrénées l'observatoire pyrénéen du changement climatique.

Porté par la Communauté de Travail des Pyrénées (CTP) qui réunit l'Andorre et sept régions (Midi-Pyrénées, Aquitaine, Languedoc-Roussillon, la Catalogne, l'Aragon, la Navarre et le Pays Basque) cet observatoire est présidé par Jean-Louis Étienne. Il aura pour but dans un premier temps de " collecter tous les travaux relatifs au changement climatique dans les Pyrénées afin de les porter à la connaissance du public " explique Martin Malvy. Constitué pour son démarrage de seize membres, le conseil scientifique pourra s'élargir, créer des commissions de travail et lancer ses propres études. Un budget allant jusqu'à 300 000 euros lui permettra de mener ses travaux en coopération avec le monde associatif de toute la chaîne pyrénéenne.

Passer à l'action

" Cet observatoire permettra au public de toucher du doigt les conséquences du réchauffement climatique dans sa région. Notre but est de rendre le citoyen acteur " a expliqué hier Jean-Louis Étienne. A terme, le conseil scientifique de l'observatoire pourra faire des recommandations aux exécutifs régionaux. " Notre objectif est pour l'instant modeste mais il contribuera à la prise de conscience collective puis ensuite aux actions " a conclu Martin Malvy.

Publié le 15/01/2010 08:38 | G.B. Source : http://www.ladepeche.fr/article/2010/01/15/755594-Climat-un-observatoire-pour-les-Pyrenees.html

Plus d'informations : http://www.ctp.org/

Midi-Pyrénées, une région très touchée par le réchauffement climatique

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En attendant Copenhague, la planète se réchauffe. En Midi-Pyrénées particulièrement : c'est une des régions où le phénomène est le plus significatif. Etat des lieux avec Laure Desmaizières, responsable en climatologie à Météo France Sud-Ouest.

meteoSelon une étude de l'Arpe (Agence régionale pour l'environnement) publiée en 2009, les glaciers des Pyrénées auront complètement disparu dans 40 ans. Depuis 1850, leur surface aurait déjà régressé de 85% (40% pour les glaciers des Alpes).
Le changement climatique est amorcé. Mais dans certaines régions du Sud, comme en Midi-Pyrénées, il est plus accentué. Le bilan est réalisé sur un siècle pour les températures, et cinquante ans pour les autres données. Il est impossible d'établir un bilan fiable au-delà : si les données existent, elles ne sont pas exploitables. Les conclusions sont validées par le GIEC (Groupement d'experts intergouvernemental sur le climat).


+1°C en Midi Pyrénées
Entre 1900 et 2000, la température moyenne a augmenté d'1°C sur la région (+0,8°C sur le pays). On constate une hausse plus importante du côté des températures minimales : +1,3°C, contre +0,8°C dans les maximales.
Parmi les quatre saisons, c'est l'été qui subit le plus gros coup de chaleur. La hausse est d'1,6°C sur les minimales et d'1,2°C sur les maximales pendant cette période.
Entre 1951 et 2000, on compte cinq jours d'été en plus (température maxi à plus de 25°C) par décennie.

Pas plus de phénomènes exceptionnels

Sont concernés les tempêtes, les inondations, les sécheresses, les canicules… En règle générale, selon Laure Desmaizières, responsable en climatologie à Météo France Sud-Ouest, nous n'avons "pas assez de recul pour constater une augmentation de ces phénomènes et la qualifier de conséquence du réchauffement climatique".
Par exemple, nous pouvons constater une légère augmentation des précipitations en hiver et en automne. On remarque aussi un assèchement des sols sur la fin des hivers. Mais "en un siècle, nous avons connu trois périodes de sécheresse extrême. Il est impossible de dégager une tendance à la hausse de ce phénomène", analyse la climatologue.

Le nombre de tempêtes n'a pas augmenté en 50 ans. Dans ce cadre, d'autres critères sont à prendre en compte : le contexte géologique, l'urbanisation, l'activité humaine…

D'ici 2100, entre 2 et 3°C d'augmentation
Les scénarios sont plus ou moins pessimistes selon la variabilité des critères, par exemple concernant l'intervention des gouvernements.
D'ici 2050, on situe la hausse entre 1,7 et 2°C sur la région (par rapport à la période 1971-2000). L'écart entre les scénarios se creuse dans les 50 années qui suivent : le pire, le modèle Arpège climat, serait une augmentation des températures de 3°C. Des canicules comme celle de 2003 auraient lieu une année sur deux. Le nombre de journées avec une température supérieure à 35°C passerait de 2 à 10 ou 15.

Mardi, 08 Décembre 2009
Anaïs Gerbaud

(Source : http://www.actutoulouse.fr/20091207564/actualite-toulouse/environnement/midi-pyrenees-une-region-tres-touchee-par-le-rechauffement-climatique.html)

 

Réchauffement climatique : Le plan d‘adaptation en concertation

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La secrétaire d’Etat à l’environnement Chantal Jouanno a lancé hier mardi 8 décembre 2009 la concertation sur le plan national d’adaptation au réchauffement climatique. L’élaboration de ce plan a été programmée pour 2011, dans le cadre de la loi de programmation Grenelle 1 adoptée au mois d’août dernier. Dans son rapport annuel rendu en septembre, l’Observatoire national sur les effets du réchauffement climatique estimait que les impacts seraient particulièrement importants sur certaines activités : l’agriculture, le tourisme, l’industrie notamment. Il avait aussi estimé que les conséquences du réchauffement climatique pourraient être dramatiques pour certains territoires. Ainsi, d’ici à 2050 la France pourrait manquer de 2 milliards de m3 d’eau par an, la montée du niveau des mers et des océans menacerait le littoral et, dans la seule région Languedoc-Roussillon " plusieurs dizaines de milliers de logements seraient exposés à un risque de submersion ".


Conjuguer adaptation et atténuation

Face à ce scénario catastrophe, la stratégie envisagée dans le cadre du plan national repose à la fois sur des mesures d’adaptation planifiées pour les activités et territoires concernés, mais aussi sur des mesures d’atténuation comme la réduction des émissions de gaz à effet de serre. En effet, comme l’a souligné Chantal Jouanno hier, il faudra combiner les deux approches car,
" une chose est d’ores et déjà avérée, l’impact du réchauffement sévira partout et nous affectera tous, en France y compris même si notre territoire n’est pas parmi les plus exposés ". C’est à Paul Vergès, le président de l’ONECR, que revient la responsabilité de coordonner la concertation. Cette dernière sera organisée sur le principe du Grenelle, avec cinq collèges représentant les pouvoirs publics, les représentants économiques, sociaux, associatifs et la société civile. Elle prévoit l’organisation de débats en régions et d’un forum sur Internet.

Trois groupes de travail

Trois groupes de travail seront constitués en janvier. Le premier, présidé par le député UMP du Rhône Michel Havard, traitera de thèmes considérés comme transversaux : l’eau, la biodiversité, la santé et les risques naturels. Le second sera présidé par le climatologue et membre du Groupe intergouvernemental d’experts sur le climat (GIEC) Jean Jouzel et s’occupera des secteurs d’activité menacés : l’agriculture, la forêt, la pêche, l’énergie, le tourisme, les infrastructures. Le dernier sera présidé par un autre député UMP, Martial Saddier, et se penchera sur les questions de gouvernance, de connaissance, d’éducation et de financement. L’élaboration du plan national d’adaptation devrait prendre fin en février 2011.


9 décembre 2009, Stéphane Davin

(Source : http://www.developpementdurablelejournal.com/spip.php?article5695)

L’Europe confirme ses positions avant Copenhague

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Lors du Conseil extraordinaire à Bruxelles du 23 novembre 2009, les ministres ont passé en revue leurs positions et stratégies pour une dernière fois avant la conférence sur le changement climatique qui aura lieu à Copenhague. Et Yvo de Boer, secrétaire exécutif de la Convention-cadre des Nations Unies sur les changements climatiques, a fait un compte-rendu de la situation actuelle des négociations et les propositions des autres acteurs.

La position de l’Europe

Les ministres de l’Environnement ont confirmé la position de l’Union européenne et le mandat de négociation qui a été défini en octobre dernier puis confirmé par les chefs d’État et de gouvernement lors du Conseil européen. De nombreux pays membres ont souligné l’importance de maintenir l’objectif d’une réduction de 30% des émissions, cet objectif devant être utilisé comme une sorte de tremplin pour amener les autres pays à faire des propositions et prendre des engagements financiers suffisants, aussi bien directement après Copenhague, qu’à long terme. L’Union Européenne s’est également fixée l’objectif, à long terme, de réduire ses émissions de 80 à 95% d’ici 2050.

Contexte

L’Union européenne veut parvenir à un accord sur le climat global, ambitieux, complet et juridiquement contraignant, permettant d’empêcher que le réchauffement global n’atteigne des niveaux dangereux, c’est-à-dire que la température n’augmente pas plus que 2 °C par rapport aux niveaux observés à l’ère préindustrielle.

L’ Union européenne s’est, de son côté, engagée à réduire, d’ici à 2020, ses émissions de 20% par rapport aux niveaux de 1990, et de mettre en place cette diminution à l’aide d’un paquet législatif, qui est entré en vigueur cette année, et d’un important programme d’augmentation de l’efficacité énergétique.

Elle s’est par ailleurs engagée à réduire ses émissions de 30% supplémentaires, à la condition que les autres pays industrialisés, rassemblés au sein d’un groupe, s’engagent sur des diminutions similaires et que les pays en voie de développement les plus développés économiquement parlant, participent eux aussi, dans des mesures raisonnables, à l’accord global, dans la mesure de leurs capacités et possibilités.

(Source : http://copenhague.developpement-durable.gouv.fr/copenhague/)